Sidi Larbi Cherkaoui prend congé d'Opera Ballet Vlaanderen avec un geste magnifique. Son magistral Noetic figure au programme aux côtés d'un jalon de l'histoire de la danse : Le Sacre du printemps de Pina Bausch. La connexion entre les êtres est le lien qui unit ces deux chorégraphies captivantes.
Cet été, Sidi Larbi Cherkaoui quitte Opera Ballet Vlaanderen après six ans en tant que directeur artistique du ballet. Bien qu'il ait encore des représentations prévues pour le reste de cette saison, la compagnie profite de cette production pour lui faire une adieu en bonne et due forme et pour le remercier du travail qu'il a accompli au cours de ces années avec les danseurs d'Opera Ballet Vlaanderen.
Cette production en montre les fruits.
Opera Ballet Vlaanderen est, après Londres et Paris, la seule compagnie au monde à recevoir l'autorisation de la Pina Bausch Foundation de danser Le Sacre du printemps de Pina Bausch. La compagnie a déjà reçu l'autorisation unique de présenter Café Müller. Cette confiance dans le niveau et les performances de nos danseurs est indéniablement l'un des mérites de Cherkaoui.
Le Sacre du printemps est un point de repère dans l'œuvre de Bausch. Sur un carré de tourbe, hommes et femmes dansent un rituel de vie et de mort sur la partition puissante d'Igor Stravinsky. En 1975, cette version était aussi explosive que l'original de 1913 et n'a rien perdu de sa force aujourd'hui.
Dans Noetic, Sidi Larbi Cherkaoui forme à nouveau une équipe avec l'artiste plasticien britannique Antony Gormley avec qui il a déjà collaboré plusieurs fois. Sur la partition minimaliste de Szymon Brzóska, Noetic explore le besoin instinctif de l'être humain de structurer chaque détail de notre existence, et notre désir de nous libérer des règles et de découvrir ce qui se cache derrière. Larbi souhaite montrer au public comment nous créons de la structure les uns pour les autres et avec les autres. Cette connexion interpersonnelle est au cœur de l'œuvre.