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Music Chapel Festival 2025 - Abel Hox: le pianiste qui laisse la place émerger

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Music Chapel Festival 2025 - Abel Hox: le pianiste qui laisse la place émerger

Le pianiste néerlandais Abel Hox (°1998) appartient à une génération de musiciens qui explorent les limites du jeu pianistique avec une précision réfléchie. À l'occasion de sa performance vendredi 5 décembre lors du Music Chapel Festival à Flagey, il parle avec Klassiek Centraal de son développement artistique et des idées qui définissent son jeu pianistique aujourd'hui.

Le piano qui l'a trouvé


Son parcours a commencé à la maison, au salon, où le piano l'a trouvé plutôt qu'il ne l'a trouvé. Sous la direction de son père, il a découvert l'instrument en jouant : « Il n'y avait jamais de sérieux », raconte-t-il. « Nous écoutions surtout beaucoup de musique. C'est ainsi que mon amour est né. » À treize ans, Hox a franchi les portes du Koninklijk Conservatorium van Den Haag. Pour beaucoup, c'est un saut vers la professionnalisation, mais pour lui, c'était naturel : « Je n'ai jamais vu l'étape du conservatoire comme un moment décisif. J'étais toujours occupé par la musique et je voulais simplement m'améliorer. » Au cours de cette période, sa fascination pour la tension entre structure et émotion, discipline et liberté, s'est également développée — une thématique qui continue d'agir dans son jeu.

Plus tard, il a étudié à l'Accademia Pianistica di Imola avec Enrico Pace et André Gallo, et aujourd'hui, il trouve un nouveau foyer artistique à la Muziekkapel Koningin Elisabeth. Là, il travaille non seulement sous la direction de Frank Braley, mais aussi d'Avedis Kouyoumdjian. « Au Conservatoire, l'accent était davantage mis sur les cours. À la Muziekkapel, il s'agit d'étudier et de se produire par soi-même. C'est formidablement inspirant d'être ici parmi des artistes fantastiques du monde entier. »

Répertoire et sonorité


Hox choisit son répertoire intuitivement. Le contraste l'intrigue, mais il laisse place à la spontanéité : « C'est difficile de savoir ce qu'on veut jouer le jour du concert. Cela dépend de mon humeur, de la salle, du public, de l'instrument… même de la météo. Parfois, je ne décide que le jour même. » Son répertoire s'étend de Beethoven à Ligeti, et de la lyrique de Debussy à la clarté des structures sonores contemporaines — un vaste domaine où il cherche constamment du sens et de la cohérence. Son idéal sonore, il le résume en deux mots : noblesse et chant. « La musique doit être noble et chanter. Pour cela, une certaine honnêteté est nécessaire. Nos propres sentiments ou idées ne doivent jamais entraver les intentions du compositeur. » Des compositeurs comme Bach et Beethoven continuent de le défier. « Cette musique grandit avec toi. À chaque fois, tu les redécouvres, parce que tu changes toi-même. Elle n'est jamais 'terminée'. »

Collaboration et pratique de concert


Une figure importante dans son parcours musical est Frank Braley, avec qui il jouera un concert à Flagey vendredi 5 décembre. À ce sujet, il dit : « C'est un honneur de jouer ce concert avec Frank. Les répétitions sont énormément inspirantes. C'est intéressant de voir comment Frank lui-même aborde une pièce. Normalement, nous nous concentrons sur ma façon de faire, mais maintenant, nous le faisons vraiment ensemble. Personne ne prend la direction, et ainsi quelque chose de nous deux émerge. » Sur l'effet sur le public, Hox dit simplement et désarmant : « Surtout une belle soirée. »

Pollinisation croisée et plans futurs


Hox est ouvert au dialogue avec d'autres formes d'art. « En février, je rejeu le Sacre, mais avec des danseurs. À l'origine, c'est bien sûr un ballet. C'est la première fois que je fais quelque chose comme ça, mais je trouve formidable d'exécuter la pièce de cette manière. » Si toutes les limites disparaissaient, un seul souhait resterait inchangé : « J'aimerais bien enregistrer les Variations Goldberg de Bach. » De plus, il nourrit l'ambition d'explorer et d'enregistrer à l'avenir d'autres compositeurs — contemporains et historiques — plus profondément.

Sa signature musicale


Celui qui écoute Hox jouer remarque à quel point sa pensée musicale est enracinée dans l'attention : à la sonorité, au compositeur et au moment lui-même. Dans sa collaboration avec Braley émerge une conversation qui en dit autant sur l'écoute que sur le jeu, et à la Muziekkapel, il trouve un environnement qui stimule continuellement cette attitude. Hox n'est pas seulement un virtuose, mais aussi un penseur au piano — un musicien qui écoute le silence entre les notes et donne du sens à ce silence. Il considère le son comme un langage, comme de la poésie, parfois même comme une attitude morale. Ce qu'il apporte à la scène n'est pas une quête d'effet, mais de clarté : une musique ramenée à son essence avec concentration et honnêteté.

Son ouverture à sortir du connu — que ce soit par la danse, le théâtre ou d'autres croisements artistiques — montre un musicien qui utilise la curiosité comme boussole. Ce qu'il apporte à la scène n'est pas une quête d'effet, mais de clarté : une musique ramenée à son essence avec concentration et honnêteté. C'est là que réside la force de Hox : un pianiste qui ne remplit pas le silence entre les notes, mais lui donne du sens, créant ainsi un espace où la musique peut naître à nouveau.

Vendredi 5 décembre, 18h30, en particulier « Barcarolle » de Frédéric Chopin (1810-1849) et « Le sacre du printemps » (arr. pour 4 mains) d'Igor Stravinsky (1882-1971) avec Frank Braley, piano.

Voir aussi https://klassiek-centraal.be/music-chapel-festival-2025-de-vier-elementen-in-klank-en-geest/

Tags Abel Hox
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