Le week-end des 15 et 16 juillet, le Walden Festival se tient pour la troisième fois à Bruxelles. C'est une combinaison remarquable de musique classique, musique du monde et jazz dans un environnement verdoyant. Une conversation avec Joost Fonteyne, intendant.
« Avec le Walden Festival, nous présentons la musique classique et contemporaine, le jazz et aussi la musique non-occidentale dans un contexte très informel. C'est la troisième édition. Nous recherchons l'amateur de musique qui regarde au-delà de la seule musique classique. Chez nous, vous pouvez découvrir des concerts courts (35 à 40 minutes) de manière très accessible dans des lieux fantastiques comme l'environnement verdoyant du Parc Léopold à Bruxelles. De plus, le festival se tient dans et autour de bâtiments comme la Bibliothèque Solvay, un joyau du style art-déco, mais aussi le Lycée Jacqmain, conçu par Horta, où nous pouvons utiliser la salle de fête. Il y a aussi les magnifiques jardins du Musée des Sciences naturelles et le jardin du Musée Wiertz qui a été renommé Citizens Garden (jardin des citoyens) et est exploité par le Parlement européen. C'est un lieu magnifique où vous pouvez écouter de la musique entre les bustes de philosophes comme Platon et Socrate. »
Qu'est-ce qui fait du Walden un festival typiquement bruxellois ?
« Nous avons un festival qui couple de manière très organique la musique classique avec le jazz, le new classical et la musique du monde. Nous le faisons aussi à partir de la diversité que Bruxelles possède, ce qui signifie que beaucoup d'artistes bruxellois figurent dans notre programmation. Bruxelles a une société très diverse et nous voulons aussi en être le reflet. Nous avons par exemple le quintet Aleph, incluant un musicien de oud, le guitariste Julien Tassin et le Bruxellois Philippe Herreweghe avec son Collegium Vocale. Mais c'est bruxellois en ce sens que d'abord et avant tout les lieux se démarquent. C'est un fait, aussi que Bruxelles est l'une des capitales les plus vertes d'Europe et que nous pouvons utiliser l'un de ces poumons verts. C'est typiquement bruxellois. Mais je me suis aussi inspiré du festival WoNDeRFeeL dans le néerlandais 's-Graveland, à savoir pour transposer le look & feel d'un festival de pop à un festival de musique classique et apparentée. C'est aussi ce que nous voulons à Bruxelles et avec cette troisième édition, nous avons déjà fait un grand pas en avant. »
Le festival a-t-il un lien avec la philosophie de la nature de Henry Thoreau ?
« Le livre Walden de Thoreau contient des réflexions sur une meilleure société dans laquelle il a relié la philosophie et les méditations sur la nature. C'est un livre culte qui continue à faire surface et nous avons trouvé cela approprié parce que nous traitons aussi le festival de manière très efficace avec la durabilité. Nous avons écrit une charte de durabilité de 7 éléments. Par exemple, la nourriture du festival est complètement végétarienne. Il s'agit de jouir en respectant l'environnement, à savoir l'environnement utilisé, et de le rendre tel qu'il était. Nous encourageons à la fois les artistes et le public à réduire l'impact des déplacements. Nous demandons aux artistes qui ne viennent pas de loin de venir en train. Également dans notre communication, nous sommes aussi durables que possible en limitant au minimum les impressions. Nous soutenons un projet avec Bos+ où les gens peuvent faire des dons pour permettre le verdissement de la capitale bruxelloise par les jeunes issus de groupes défavorisés. Nous le faisons avec la Loterie Nationale. Une autre association du nom Walden est celle avec l'émission radio Walden sur la station radio classique Klara où nous serons en direct à la radio samedi 15 juillet de 18h00 à 22h00 et dimanche 16 juillet de 14h00 à 20h00. »
Qu'est-ce qui se démarque cette année ?
« Je suis très heureux que nous puissions présenter Lorenzo Gatto avec le Brussels Philharmonic dans le magnifique concerto pour violon de Philip Glass. Je suis aussi très heureux d'avoir le pianiste et compositeur néerlandais Joep Beving qui attire un très large public. Aussi le trio Joubrand avec 3 frères palestiniens qui jouent du oud (luth) et qui sont des demi-vedettes en France. Le Collegium Vocale est bien sûr fantastique d'avoir à bord. Et le projet jazz d'Emile Parisien (soprano saxophoniste) et Vincent Peirani (accordéon) est merveilleux. Notre point fort est la combinaison entre les différents genres dans l'environnement que nous avons maintenant. Nous devons absolument la conserver. Les points sur lesquels nous voulons encore travailler sont le renforcement de la relation avec la ville de Bruxelles, par exemple en impliquant davantage d'artistes bruxellois dans l'histoire, et la durabilité. Nous pouvons aller beaucoup plus loin, c'est un point de travail qui reste continuellement d'actualité. »
QUOI : Walden Festival
OÙ : Parc Léopold, Bruxelles
QUAND : 15 et 16 juillet 2023
ORGANISATION : Festival van Vlaanderen Brussel
TICKETS ET INFO : www.waldenfestival.be