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Belcanto dominical & bella musica - BelLISSAma 'Heidense Nachten'

V
· 4 min de lecture
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Belcanto dominical & bella musica - BelLISSAma 'Heidense Nachten'
© Studio Dongo

Le titre vous mettra vraisemblablement sur une mauvaise piste. Il y a une explication extrêmement simple : les interprètes vivent sur la lande. Avec un peu d'imagination artistique, « Heidense Nachten » est devenu le titre de cette édition. Une expérience musicale sublime où le mysticisme et la nature fusionnent avec comme composantes la voix de la soprano Lissa Meyvis, le piano Lester Van Loock et la flûte traversière Valerie Burndorfer, flûte principale du Nationaal Jeugdorkest et professeure au Conservatorium Antwerpen.

En tant qu'invitée, elle se voit attribuer le rôle principal. Ce trio guide le public dans un tourbillon musical de couleur et de son plein de passion, de mystère, d'émotions et de connexions transversales. Les œuvres choisies respirent la magie et la nostalgie, naviguant sans effort entre la joie et la tristesse dans une ivresse enivrante de solidarité. Le ton est donné immédiatement avec « La flûte enchantée » pour flûte et piano de Maurice Ravel, une pièce d'ambiance habile où les arabesques musclées d'une flûte rappellent Shéhérazade et les baisers de son bien-aimé.

Aria de Manon de Jules Massenet « Je suis encore tout étourdie »


Lissa Meyvis interprète avec implication la première grande aventure de Manon en chemin vers le couvent : elle est troublée par les séductions du monde et la cour inattendue du riche Guillot. Lissa ne livre jamais une interprétation stérile ; avec une subtilité mimique, l'étonnement de Manon prend vie. « Soir Païen » de Philippe Gaubert, connu pour ses compositions pour flûte traversière. Cette œuvre est une mélodie pour soprano et piano sur un poème romantique d'Albert Samain. Suivi du mélancolique « Nocturne » pour piano et flûte également du compositeur français Philippe Gaubert. Une mélodie rêveuse, mélodieuse et apaisante.

Avec « Heia, in den bergen » de l'opérette Die Csárdásfürstin d'Emmerich Kalman, on bascule vers une ambiance très différente. Une mélodie de tempo rapide avec à nouveau une belle partie pour la flûte traversière. La flûte traversière ajoute des accents piquants. Dans « O Come, O Come, Emmanuel » une chanson de Noël évocatrice d'André Jolivet, tant Lissa que Lester jouent aux côtés de Valerie une flûte traversière. Des artistes avec plusieurs cordes à leur arc. Pour l'accompagnement de « Es werde schon glei dumpa » une chanson de Noël folklorique autrichienne, une minuscule boîte à musique est activée. Avec les deux voix de Lissa et Valerie, cela crée un moment d'ambiance. La première partie se termine par une troisième composition d'André Jolivet « Chant de Linos » une œuvre pour flûte et piano qu'il a composée en 1944 sur commande du conservatoire de Paris.

Après l'entracte, on commence avec « Meine Lippen » de l'opérette Giuditta de Franz Léhar. Avec son visage expressif et son interprétation ludique et sensuelle, Lissa Meyvis sait titiller et séduire le public. Nous vivons pleinement en période de Noël ; « Stille Nacht, heilige Nacht » le chant de Noël par excellence ne devait pas manquer. Des connexions transversales, je l'ai dit au début. Lester Van Loock se glisse dans la peau de Tom Waits avec la belle et intemporelle « Grapefruit Moon » une scène nocturne en Amérique. Un auteur-compositeur-interprète toujours respecté qui a placé la barre haut pour l'écriture de chansons et la composition.

« Soir Païen » cette fois de Georges Hüe. C'est intrigant de voir comment le compositeur a réussi à presque faire fusionner la couleur sonore de la voix et de la flûte. Du même compositeur de la Belle Époque suit encore « Fantaisie » pour piano et flûte, écrite pour un concours de composition. Une très belle œuvre avec différentes ambiances. Elle commence spatialement et de manière évocatrice puis est complétée par des lignes mélodiques complexes pour la flûte. Un beau défi pour les flûtistes avancés. Puis encore deux chants de Noël « The Christmas Song » et « Have Yourself a Merry Little Christmas ».

Pour conclure une chanson qui me fascine à chaque fois. « Il est cinq heures, Paris s'éveille ». La description du Paris qui s'éveille m'a toujours semblé merveilleusement belle et puis ces magnifiques accents de la flûte traversière. Comme rappel, on a choisi « Piano Man » de Billy Joel. Une chanson qui est devenue un classique mondial et qui s'inspirait de ses expériences en tant que pianiste de bar.

Ces « Heidense Nachten » étaient à nouveau un tissage de mélodies diverses et magnifiques. Tout est bien qui finit bien. C'est maintenant l'attente de la première édition de 2026 : « Happy Days » avec Alexandra Franck, Lissa Meyvis et le généreux accompagnateur Lester Van Loock.

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