Aller au contenu
Traduit automatiquement · original
Critiques

Beethoven aux côtés de Poulenc, c'est possible

L
· 3 min de lecture
Partager cet article
Beethoven aux côtés de Poulenc, c'est possible
© LVM / KC, Marina Mariën

Il faut du courage pour programmer, en tant qu'amateurs, certes avec le soutien de quelques professionnels, le grand répertoire. La 5e Symphonie de Ludwig Van Beethoven est un poids lourd exigeant et le Stabat Mater trop peu joué de Francis Poulenc est si grandiose et à la fois fragile et intime qu'il exige peut-être encore plus que la Cinquième.

Tout ce foin de ces véritables chefs-d'œuvre a été pris en charge par le Vlaams-Brabants Symfonisch Orkest, le Gemengd Koor Omnia Cantica et le chœur Salvocalee, la soprano Noa Vanden Broucke, sous la direction des chefs Rik Ghesquière et Wouter Versavel. Personnellement, j'ai du mal avec le fait que des amateurs, si motivés soient-ils, entreprennent des pièces aussi lourdes. Les risques sont très élevés, même pour des professionnels chevronnés, et il est plus qu'osé d'exécuter non pas une, mais deux œuvres pour l'éternité. Et pourtant...

Le concert s'est ouvert un peu timidement avec une large « Introduzione » du « Christus am Ölberge » de Beethoven. Ne tire pas sur le pianiste, mais donne-lui plutôt un conseil : avec deux poids lourds au programme, une introduction plus courte n'est vraiment pas nécessaire. Quoi qu'il en soit, l'œuvre sonnait assez bien dans cette grande cathédrale haute, mais un peu molle. Qu'en aurait-il été avec la Cinquième des cinquièmes symphonies ? La cathédrale de Malines ne se prête en réalité pas à ce répertoire. N'importe quel orchestre qui y apporte une œuvre symphonique joue avec beaucoup de peine en espérant obtenir suffisamment d'articulation. Les chefs et les solistes s'y donnent parfois vraiment à fond et le résultat reste, surtout à partir du milieu jusqu'au fond de l'église, un jeu trop tumultueux de sons qui ne trouvent pas entièrement leur place, tout se mélange dans une purée indistincte. Malines manque d'une véritable salle de concert classique.

Cela s'est confirmé une fois de plus, comme cela l'est depuis plus de 250 ans, que la cathédrale convient très bien à la musique choral et aux petits ensembles musicaux, mais non à un grand orchestre romantique. Dommage pour une ville qui est l'une des cinq villes d'art de Flandre de ne pas disposer d'une salle. Évaluer une exécution sur sa qualité est et reste difficile, et cette fois, il en a été de même avec Beethoven V. Cela a été possible avec le fragile Stabat Mater de Poulenc. Une œuvre très belle, intime, qui tire les larmes et qui traite de la Mère Souffrante, que ce soit celle de Jésus voyant son Fils mourir sur la croix, ou n'importe quelle mère au monde qui doit abandonner un enfant, petit ou même adulte. La douleur y est toujours et elle est toujours différente chez une mère qui a donné la vie à l'enfant. Poulenc sait la mettre en musique, profondément. L'orchestre, cette fois-ci dans un effectif plus réduit, a trouvé mieux sa place et les chœurs ont fait preuve d'une qualité décente, ce qui est déjà presque un maximum pour des amateurs. Une déception regrettable a été la soprano Noa Vanden Broucke dont la voix est vraiment insuffisante pour cette œuvre exigeante pour laquelle il faut une voix d'opéra pleine et expérimentée. Connais ta place dans le monde musical et apporte ce qui convient à ton instrument, en l'occurrence ta voix. Il y a tellement de possibilités...

Le résultat était un sentiment mitigé : beaucoup de respect pour la prestation des amateurs qui l'ont fait malgré tout, dommage pour le lieu de concert où trop de détails ont disparu dans les hautes voûtes. Malines, tu sais ce qu'il faut faire : procure-toi cette véritable salle de concert...

Tags concert
Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont relus avant leur publication.

FR