Aller au contenu
Traduit automatiquement · original
Critiques

Brahms ému aux larmes

L
· 3 min de lecture
Partager cet article
Brahms ému aux larmes
© Azur Classics

Plus de 10 ans ont passé depuis que les frères Avanesyan (violon et violoncelle) et le pianiste Khachatourian ont donné des concerts dans le cadre de l'ancienne excellente série de concerts « Podium Jong Talent », organisée par Carlo Schreiber à deSingel (Antwerpen). Ils se tenaient alors avant leur grande percée sur les scènes internationales. Un petit public a fait connaissance avec des exécutants hautement doués. Il y a maintenant un nouvel enregistrement avec des sonates pour violon de Johannes Brahms et tu dois (!) l'avoir chez toi…

Pourrions-nous éventuellement accorder un peu d'attention à ce cd sur Klassiek Centraal, c'est la demande polie et modeste. Ashot Khachatourian la pose avec prudence. C'est ainsi que nous arrivons à toute une conversation, qui porte davantage sur son mentor irremplaçable, la merveille pianistique portugaise Maria João Pires que sur le cd et sur « le » concert, justement ! Soudain, cela émerge du disque dur humain. Vous ! Mais oui. Brahms ? Envoie le cd… Le violoniste arménien Hrachia Avanesyan a établi un lien fort avec notre pays où il s'est rendu à l'âge de 17 ans pour étudier au Conservatoire royal de Bruxelles et plus tard à la Chapelle musicale de la Reine Elisabeth. Ashot Khachatourian, parent du compositeur, est également Arménien et s'est attaché à notre pays d'où il parcourt le monde pour donner des concerts en tant que soliste, accompagnateur ou membre d'un ensemble de musique de chambre.

La musique de chambre de Johannes Brahms (1833-1897) fait partie des plus belles et des plus intimes de son riche catalogue. Il est difficile d'imaginer comment il a évolué dans l'expression entre la Sonate n° 1 Op. 78 d'une douceur mielleuse et la Sonate n° 3 Op. 108 qui est beaucoup plus énergique et rebelle. D'une certaine manière, les artistes de génie se dévoilent dans leur œuvre. Consciemment ? Inconsciemment ? On pourrait consacrer des kilomètres de texte à cela, mais quoi qu'on en pense et qu'on en tire, nous pourrions totalement nous tromper dans nos conclusions car il n'y a qu'une seule personne qui aurait pu le savoir et encore… Quoi qu'il en soit, c'est une musique magnifique qui est beaucoup plus fragile que tu ne peux l'imaginer. Seuls les meilleurs musiciens peuvent exécuter correctement ces sonates et c'est bien le cas de ce duo !

1000 mots peuvent certes beaucoup dire et décrire, mais il reste toujours difficile de décrire quelque chose qui atteint la perfection de telle sorte que, en tant que lecteur, tu entendes pour ainsi dire déjà l'exécution. Cette exécution émeut, certainement dans la première sonate. Les deuxième et troisième ont plus de caractère, plus de conviction, mais pénètrent également profondément dans le monde émotionnel de l'âme humaine. Les deux exécutants se dévoilent-ils également un peu comme Brahms l'a fait avec ces œuvres ?

En écoutant, imagine-toi un instant être Brahms lui-même, installe-toi les yeux fermés dans ton fauteuil le plus confortable et fais la seule chose possible : écouter avec plaisir. Simple ou complexe, largement lié ou staccato, du plus doux pianissimo au plus fort fortissimo, c'est tout là dans un équilibre omniprésent, chargé de sentiments et de rêverie…

[embed]https://www.youtube.com/watch?v=waQfWb9ACqk[/embed]

Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont relus avant leur publication.

FR