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Critiques

Grigory Sokolov - Purcell & Mozart

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· 2 min de lecture
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Grigory Sokolov - Purcell & Mozart
© DG 4866263

Dans ces enregistrements en direct, tout s'accorde pratiquement avec perfection : le toucher coloré, l'articulation phénoménale, la précision rythmique et les phrasés expressifs qui donnent une direction. Sokolov représente la forme la plus intègre de la musicalité, sans aucune affectation ni la moindre trace de virtuosité imposée. La beauté sonore n'est pas consciemment recherchée mais naît purement de manière organique d'une recette élaborée jusqu'aux moindres détails qui n'entrave en aucun cas la spontanéité. La routine lui est aussi étrangère que les gestes exagérés.

Pour les « puristes » qui ont Purcell ancré au cœur musical, le passage du clavecin au fidèle compagnon de Sokolov, le Steinway D, pourrait sembler trop important, mais dès les premières notes de A Ground in Gamut, la magie qui rend ce jeu si irrésistible apparaît.

D'un point de vue stylistique, on peut certes formuler des réserves, car selon nos conceptions actuelles, son jeu, vu sous l'angle de la pratique d'exécution historicisante, semble quelque peu dépassé. Mais qui ne serait pas touché par l'approche élégante mais aussi vitale de Sokolov de la Sonate pour piano de Mozart KV 333 et la profonde sérénité recueillie de l'Adagio KV 540 ? Dans les rappels, une partie intégrante, l'enchantement ne s'évapore pas davantage, chaque bis étant inscrit dans son propre monde expressif rempli d'imagination et de peinture atmosphérique. L'enregistrement est un joyau, avec cependant la réserve que les bruits de fond du public sortent des haut-parleurs avec une clarté égale. Les applaudissements ont également été enregistrés.

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