C'est pourquoi il a lui-même accompagné son épouse Charlotte Cromheecke lorsqu'elle s'est classée parmi les douze finalistes du Concours Reine Elisabeth 2018.
C'est pourquoi ils se font encore accompagner expertement par Lucienne Van Deyck, l'« éminence grise » et fierté de Malines.
C'est pourquoi il a organisé de nombreuses masterclasses par des noms qui parlent à l'imagination comme Joseph Middleton, Maciej Pikulski, Martin Hellmchen ou Roger Vignoles.
C'est pourquoi il est le moteur derrière des concerts avec notamment Roberto Alagna, Christoph Prégardien, Zeger Vandersteene, Ian Bostridge, Jeanine De Bique ou le baryton Kartal Karagedik.
C'est pourquoi aussi il a fondé en 2020 Antwerp LiedFest, que le président Andre Gantman a fièrement transmis à l'échevin de la culture malinoise Kristof Calvo qui l'a chaleureusement accueilli.
Il est devenu immédiatement clair que Wajnberg n'est pas seulement un excellent pianiste et accompagnateur de lieder, mais qu'il excelle aussi en tant qu'organisateur. LiedFest dépend du soutien de sponsors et de coproductions avec notamment Ballet van Vlaanderen, deSingel et International Opera Academy Gent. Il accorde une importance à l'aspect philanthropique, concrétisé par Foundation Uningo : trente initiatives à but non lucratif remarquables. De plus, chaque année, une nouvelle œuvre reconnue d'un compositeur belge sera commandée et il y aura un prix annuel. Le premier sera annoncé en janvier 2026 à la Stadsschouwburg de Malines. En accord avec cette mission et conforme à l'atmosphère décadente et oppressante des années vingt, la représentation d'une composition saisissante pour soprano, piano et percussions de Robert Groslot sur le texte 'Tout est fini'. Celle-ci est liée au dernier roman de Jeroen Olyslaegers "De Wonderen", qui sortira sur le marché en novembre. Là aussi, souffrances de guerre, gloire perdue et résilience. La soprano Tineke Van Ingelgem était ravissante en rouge et noir. Sa voix souple et flexible peut sans problème passer au parlando, à un cri ou à un rire sarcastique. En dialogue avec l'accompagnement pianistique d'Aäron Wajnberg, toujours attentif, suggestif et nuancé, elle chante, raconte, chuchote, se plaint ou séduit. Et celui qui, malgré sa diction impeccable et son pouvoir d'expression émotionnelle, perdrait momentanément le fil, trouvera dans le livret soigneusement présenté le texte et la traduction. Ce n'est pas un luxe superflu car là où joie de vivre, déception, peine et détermination sont de la partie, chaque mot compte. Le CD est nommé d'après le troisième Lied des douze, l'énigmatique 'Je ne t'aime pas', sur un texte de Maurice Magre et une musique de Kurt Weill. Si c'est le Lied le plus chargé d'émotion, alors 'Nannas Lied' est le plus poignant, 'Der Abschiedsbrief' le plus narratif, 'Youkali' le plus sensuel, 'Barbarasong' de 'Dreigroschener' de Weill et Brecht le plus connu, 'La Dame de Monte-Carlo' de Poulenc / Cocteau le plus sarcastique et 'Funeral Blues', le sublime poème de W.H.Auden mis en musique par Benjamin Britten, de loin le plus tragique. 'Je ne t'aime pas' est plus qu'une possession. C'est une présence vivante dans la maison de quelqu'un qui a vécu, aimé, pleuré et souffert. [embed]https://www.youtube.com/watch?v=nBsOZTJBmN4[/embed] Label CD : PRIMA CLASSIC 2, PRIMA080 - UPC 195081566979