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Lionel Bringuier et l'OPRL : la passion comme dénominateur commun

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· 3 min de lecture
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Lionel Bringuier et l'OPRL : la passion comme dénominateur commun
© Anthony Dehez

À partir de septembre 2025, l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL) aura un nouveau visage à la tête : le chef d'orchestre français de 38 ans Lionel Bringuier. Il succède à Gergely Madaras et devient le dixième directeur musical de l'histoire de l'orchestre. Bringuier a dirigé pour la première fois l'OPRL en 2021 et a senti, selon ses propres dires, immédiatement "chez lui" dans la sonorité chaleureuse et transparente de l'ensemble. Sa saison inaugurale officielle 2025-2026, intitulée de manière évocatrice Lionel Bringuier : la passion en commun, promet beaucoup de renouveau.

Un bilan retentissant

Bringuier s'était déjà produit à dix-neuf ans sur la plus grande scène lorsqu'il a remporté le Concours international des chefs d'orchestre de Besançon. Trois ans plus tard, il était assistant d'Esa-Pekka Salonen (1958) et de Gustavo Dudamel (1981) auprès du Los Angeles Philharmonic. Depuis, il a travaillé avec l'élite du monde classique international – une expérience qu'il souhaite maintenant mettre à profit pour placer l'OPRL « parmi les meilleurs orchestres du moment ».

Une programmation aux couleurs françaises et russes

La saison d'ouverture met immédiatement l'accent sur les lignes de répertoire communes. Les maîtres français reçoivent une large attention, notamment Boléro (1928) et La valse (1920) de Maurice Ravel (1875-1937), la Troisième symphonie (1930) d'Albert Roussel (1869-1937) et les partitions de Paul Dukas (1865-1935), Francis Poulenc (1899-1963) et Camille Saint-Saëns (1835-1921). La connexion russe prend forme via la Symphonie n° 4 (1878) de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), Petrouchka (1911) d'Igor Stravinski (1882-1971) et Roméo et Juliet (1935-36) de Sergueï Prokofiev (1891-1953).

Le romantisme et la musique contemporaine ne manquent pas non plus, avec Ludwig van Beethoven (1770-1827), Esa-Pekka Salonen (1958) et Manfred Trojahn (1949). Bringuier invite des solistes amis : Hélène Grimaud, Renaud et Gautier Capuçon, Gaëlle Arquez et Jean-Yves Thibaudet seront présents. Des tournées à l'étranger mènent l'orchestre au Festival de Pâques à Aix-en-Provence, à la Philharmonie de Cologne et au Concertgebouw d'Amsterdam.

« Nouveaux classiques » – Nouveaux sons à Liège

Un renouvellement frappant est la série « Nouveaux classiques » : la Salle Philharmonique devient une scène pour le courant contemporain Modern Classical. On y trouve Max Richter (1966) aux côtés du belge Echo Collective et du Elori Saxl Quartet. En outre, deux orchestres belges et deux orchestres étrangers invités continueront à élargir les horizons, tandis que la structure complète de la saison sera divisée en séries plus clairement délimitées.

Des liens forts avec la communauté

L'OPRL souligne son rôle social avec deux projets participatifs : un nouvel opéra wallon de Patrick Leterme et un grand projet d'anniversaire avec 160 élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l'occasion des 85 ans de Jeunesses Musicales. À noter : environ 36 % de toutes les activités sont éducatives et scolaires.

Les musiciens au centre

Une nouvelle identité visuelle, dans laquelle les musiciens eux-mêmes jouent le rôle principal, doit aider le public à naviguer à travers pas moins de 229 événements – dont 120 concerts publics. L'OPRL lui-même organise 87 concerts : 61 à Liège et 26 répartis à Bruxelles, Namur, Mons, Charleroi, Turnhout, Ath et d'autres villes.

Avec un mélange réfléchi de chefs-d'œuvre familiers, de musique classique moderne et de créations propres, et avec Lionel Bringuier comme capitaine énergique, l'OPRL semble prêt à écrire un nouveau chapitre passionné dans sa riche tradition.

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