Aller au contenu
Traduit automatiquement · original
Critiques

Écouter avec les oreilles de Bruckner

D
· 4 min de lecture
Partager cet article
Écouter avec les oreilles de Bruckner

Pour le concert Palestrina/Bruckner, j'ai acheté un billet à la Sint-Romboutskathedraal de Malines. En tant qu'ancien chanteur et fan toujours enthousiaste d'Octopus, je ne pouvais pas laisser passer cette occasion. De plus, ce répertoire parle directement au cœur du chœur : deux grands maîtres, interprétés sous les impressionnantes voûtes d'un bâtiment majestueux.

Au programme – environ une heure de musique – figuraient la Missa Papae Marcelli de Palestrina et une sélection de motets connus de Bruckner. Au début, le chef de chœur Bart Van Reyn a donné une brève explication de son choix de programme, un bienvenue complément au livret de programme plutôt sobre. Il a notamment esquissé comment Bruckner était un grand admirateur de Palestrina et avait étudié son œuvre en profondeur, notamment en raison du contrepoint raffiné. Le jeu de voix particulier de la messe – avec soprano et alto, mais un doublement du ténor et de la basse – a également été abordé. Ce n'est pas pour rien que cette messe est à la fois un monument historique et une pièce maîtresse pour chaque chanteur de chœur. J'ai eu la chance de la chanter plusieurs fois moi-même, et c'était un plaisir de l'écouter à nouveau.

Le chœur – avec plus de 70 chanteurs, difficilement encore un « chœur de chambre » – a livré une prestation impressionnante dans les motets de Bruckner. Quel son. La musique était chargée d'émotion, mais restait toujours maîtrisée et portée par un chef passionné. Chaque motet témoignait de l'intensité de la foi de Bruckner. Le son massif du chœur s'est pleinement exprimé aussi bien dans les passages doux que puissants et a fait une profonde impression. De plus, l'acoustique exceptionnelle de la cathédrale a été optimalement utilisée – en quelque sorte une voix supplémentaire dans l'ensemble.

Ce qui était si convaincant chez Bruckner s'avérait moins évident chez Palestrina. L'exécution de parties de messe dans un cadre de concert – surtout d'une œuvre qui a été interprétée si souvent et de manière si diverse – reste un grand défi. En tant qu'auditeur, on apporte inévitablement un cadre de référence : de la Chapelle Sixtine aux grands ensembles anglais et aux approches plus contemporaines, comme des ensembles tels que Grain de la Voix. Peut-être faut-il, comme l'a suggéré Bart Van Reyn, écouter avec les oreilles de Bruckner lui-même et placer cette musique dans une tradition chorale plus symphonique. Historiquement aussi, cette approche correspond à la pratique malinoise des plus grands chœurs.

Pourtant, une certaine fatigue s'est glissée çà et là dans l'écoute, en particulier dans les passages où la transparence et la clarté de la ligne étaient moins apparentes. Cela a été en partie compensé par l'approche monumentale de l'œuvre. Quand on l'écoute ainsi, il semble que la musique elle-même essaie d'égaler les voûtes gothiques. Il était aussi frappant de voir un groupe assez important de femmes dans les parties de ténor. Personnellement, je suis moins favorable à cela en raison de son impact sur la couleur tonale, mais il faut le dire : ces chanteuses ont apporté leur partie de manière particulièrement méritoire et convaincante.

Entre les parties chorales, Pieter De Vos a fourni d'excellentes improvisations d'orgue. Il a fait parler le puissant instrument dans toutes ses couleurs et a créé des moments de repos et d'espace respiratoire, en particulier après l'intensif répertoire de Bruckner.

Le public nombreux – un mélange de fans fidèles et d'amateurs de concerts classiques – a réagi avec enthousiasme. En bis, Octopus a présenté Lay a Garland on Her Hearse à huit voix de Robert Pearsall (1840). Selon Bart Van Reyn, ce morceau formait le pont entre Palestrina et Bruckner, un choix beau et réfléchi. Le madrigal s'adaptait parfaitement à l'atmosphère que le chef sait créer : des harmonies riches, de la profondeur et de l'émotion. Cela témoigne de l'artisanat, quelque chose qui est également visible dans le chœur lui-même : des chanteurs qui font de la musique avec conviction et plaisir visible.

Ce qui m'a particulièrement marqué, c'est la grandeur du son choral, qui met la combinaison de Bruckner et Palestrina dans une perspective différente. Bien qu'Octopus se sente clairement le plus à l'aise dans le répertoire romantique et moins dans la polyphonie, c'est justement cette tension qui rend le programme intéressant. C'est une preuve d'ambition et d'audace artistique qu'ils réunissent néanmoins ces deux monuments. C'était sans aucun doute un concert de cathédrale malinois convaincant.

Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont relus avant leur publication.

FR