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Pianofest Sint-Niklaas : un succès écrasant !

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· 5 min de lecture
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Pianofest Sint-Niklaas : un succès écrasant !

Des salles combles, des masterclasses très bien fréquentées et une collection de jeunes talents prometteurs jusqu'aux musiciens professionnels de renommée internationale, voire la venue du facteur de pianos Fazioli : la ville de Sint-Niklaas s'est transformée pendant trois jours en capitale du piano de la Flandre.

Il y a deux ans s'est déroulée la première édition d'un Pianofest déjà très réussi à Sint-Niklaas, une ville qui a plus à offrir que seulement la plus grande Grand-Place du pays. Sur le plan musical, elle n'a rien à envier aux plus grandes villes. Pensons au chœur de garçons 'Flanders Boys Choir', au Goeyvaerts Trio et aux frères Van de Velde. C'est un membre de cette famille, l'un des Quatre Frères Sur Un Piano – le 'Ros Piano' – Yannick, qui a pris l'initiative d'organiser un festival de piano biennal dans sa ville natale. Là où la première édition était un succès inattendu, la deuxième édition a connu un véritable engouement. Des semaines avant le concert de clôture, il a fallu décevoir de nombreux intéressés car tout était vendu. Nous comprenons que le bourgmestre, l'échevin de la culture et le directeur du centre culturel rayonnaient. Recevoir un tel festival sur un plateau d'argent dans une ville, c'est comme un cadeau du ciel.

À titre anecdotique : nous y réfléchissons trop peu, mais un tel festival apporte beaucoup de tourisme culturel. Non seulement les salles sont combles, mais les gens qui assistent à un tel week-end en tant que participants ou public découvrent l'horeca local, réservent des hôtels, parcourent la ville pendant les heures libres. Toute une économie se met en mouvement. C'est ainsi qu'il en va de l'expérience culturelle. C'est un facteur économique important. Quelque chose auquel on prête encore beaucoup trop peu d'attention.

Concert de clôture avec vision

Klassiek Centraal avait un agenda chargé ce week-end et a choisi d'assister au concert de clôture.

Yannick Van De Velde, le 'parrain' du Pianofest qui deviendra probablement une solide tradition biennale, l'a expliqué en détail : le concert de clôture a été littéralement construit, comme une maison pour ainsi dire. Quatre concertos avec le piano comme acteur principal, mais assisté par l'orchestre et d'autres instruments solo.

Le Concerto pour Violon, Piano & Orchestre de Félix Mendelssohn avec le pianiste Nicolas Van de Velde et le violoniste Hugh Desmond a ouvert le concert de gala dans une Stadsschouwburg bondée, une salle ayant de surcroît une acoustique raffinée. Une œuvre peu programmée qui a été justement exécutée car ce festival met en avant non seulement le pianiste et le pédagogue, mais aussi des compositions qui méritent d'être davantage jouées. Ce concerto renferme beaucoup de velours, tout à fait différent du Concerto pour Trompette, Piano & Orchestre de Dimitry Shostakovich. Ici, l'Ataneres Ensemble, un jeune ensemble à cordes, accompagnait le pianiste Yannick Van de Velde et le trompettiste Roeland Henkels. Quelle explosion d'impressions musicales!

De Ludwig van Beethoven, on a écouté le célèbre Triple Concerto dans une transcription pour orchestre à cordes de Freddy Van Goethem. Il faut un peu s'habituer à la petite formation de cordes quand on connaît cette œuvre majeure. Les trois solistes, Madelene Berg (violon), Amélie Denal (piano) et Jonathan Van de Velde (violoncelle) apportent une collaboration et une interprétation qui est peut-être plus gracieuse que ne l'imaginait Beethoven lui-même, mais cela ne rend leur vision que plus belle. L'orchestre suit avec précision et gagne en couleur sonore. Musicalement, c'est le point culminant de la soirée.

Unique en soi est l'exécution du Concerto pour Quatre Clavecins et orchestre de Johann Sebastian Bach, ici dans la transcription pour pianos et ensemble à cordes sous la direction experte d'Erik Desimpelaere. Trois frères Yannick, Nicolas et Samuel Van de Velde et une fiancée/future belle-sœur Amélie Dendal qui jouent ensemble quatre pianos sur la scène, rien que ce fait est unique et rend l'expérience pour les artistes et le public plus intense, plus impliquée, plus exubérante.

Il est compréhensible qu'après chaque œuvre le public se lève et accorde une ovation debout.

Considérations générales

Pianofest est un acteur de poids dans la formation des jeunes pianistes avec des masterclasses impressionnantes données par les plus éminents pédagogues de piano. Les noms en énumération : Bernd Goetzke, Klaus Hellwig, Mi-Joo Lee, Jozef De Beenhouwer, Vitaly Samoshko, Yannick Van de Velde et Eliane Reyes.

Des concerts pour des musiciens qui ont fait preuve de talent et en feront encore preuve, jeunes et moins jeunes ensemble à l'affiche. Pensons aux concerts du vendredi 15 mars avec à l'affiche Yuzuko Horigome (violon), Bruno Philippe (violoncelle), Nicolas Dupont (violon) et Yannick Van de Velde (piano); le samedi avec des compositeurs du cru interprétés par Annelies Buyens (violon) et Erik Desimpelaere (piano) et en soirée un récital de Mi-Joo Lee.

Le Pianofest n'est pas un spectacle Van de Velde comme certains mauvaises langues pourraient le prétendre, c'est ce qu'il doit être : un festival de trois jours qui place le piano, comme serviteur de la musique, au centre. C'est un concentré où les impressions sont si intenses, notamment lors des masterclasses, que beaucoup de connaissances et d'expériences sont acquises et seront portées toute une vie. Le partage de l'expérience des Beaux-Arts, la force motrice de nombreux musiciens talentueux, c'est aussi ce qui anime Pianofest et conduit à une grande qualité.


  • QUOI : Pianofest 2019
  • OÙ & QUAND : Sint-Niklaas, 15, 16 et 17 mars 2019
  • SITE WEB : Pianofest
  • PHOTOS : © Klassiek Centraal
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