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Critiques

Souvenir de Florence

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Souvenir de Florence
© Hyperion CDA68406

Le Romantisme dans toute sa splendeur, ces sextuors à cordes de Tsjaikovski (1890) et Korngold (1916). Souvenir de Florence de ce maître russe rappelle les impressions que le Tsjaikovski, alors quinquagénaire, a acquises lors de son séjour en Italie au printemps 1890. Korngold, fils du Dr. Julius Korngold (1860-1945) reconnu comme l'éminent publiciste musical viennois et protégé du critique redouté de tous Eduard Hanslick, n'avait que dix-neuf ans lorsqu'il a achevé son sextuor à cordes (il y avait commencé en 1914 à dix-sept ans). Mais bien que l'œuvre ait été créée alors qu'il était adolescent, le style typique de Korngold avec ses mélodies bienfaisantes et sa polychromie agitée s'y reconnaît pleinement. Assuré de lui, convaincu de son propre talent, c'est ainsi que l'œuvre résonne dans toute sa gloire, de la main d'un compositeur encore très jeune dont on disait qu'après Mozart, c'était le plus grand enfant prodige et qui pouvait déjà se targuer d'une renommée internationale.

Les interprétations par le Nash Ensemble londonien sont impeccables. Les solos joliment travaillés sont un vrai plaisir pour l'oreille et les couleurs sonores captivantes touchent l'auditeur tout aussi bien au cœur musical que le discours porté par une passion brûlante et une lyrisme chaleureuse de ces six excellents musiciens. Andrew Keener était responsable de l'enregistrement et alors vous le savez : une expérience sonique de premier ordre.

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