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Vivaldi, Séjourné en Nobunaga pour marimba et orchestre

L
· 3 min de lecture
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Vivaldi, Séjourné en Nobunaga pour marimba et orchestre

Nomination Gouden Label - Parfois, en recevant un CD, tu penses : "Qu'est-ce qu'ils nous apportent encore ?". Un monsieur plutôt conservateur comme le signataire peut alors être trop vite prévenu. Mais écoutons quand même, en pensant que c'est une curiosité. Et tu te rends très vite compte qu'il y a plus de possibilités que tu ne le pensais…

Vivaldi (1678-1741) est, tout comme Bach, adapté en notre époque pour de nombreux instruments. Carillon, accordéon, saxophone, percussion de toute sorte et l'une de ces formes de percussion est le marimba. Une œuvre célèbre du grand maître du concerto frivole est le concerto pour traverso et orchestre en C, RV 443. Comment le jeu lié de la traverso pourrait-il sonner sur marimba : d'une beauté profondément émouvante. De temps à autre, le marimba attire l'attention, et c'est vraiment insuffisant, car je suis toujours étonné de voir comment on peut phraser richement et nuancer sur cet instrument, on peut vraiment y exprimer toutes les palettes du spectre musical. Et c'est aussi ce que fait Fumito Nunoya ici. Émotion et finesse veloutée, je peux difficilement le décrire autrement. Les trois mouvements de cette œuvre virtuose te touchent. L'orchestre suit très bien, les tempos ne sont pas trop rapides et les basses ne grondent pas de cette façon terriblement à la mode actuelle quand on joue Vivaldi. Cela en demande plus.

Le Kurpfälzischer Kammerorchester sous la direction du chef Johannes Schaefli engage le Concerto for Marimba and Strings du compositeur Emmanuel Séjourné (1961°) avec une ardeur invitante. Le marimba s'en empare et aussitôt tu entends à nouveau le profond sentiment musical de Fumito Nunoya. On passe rapidement par la musique simple qui est très accessible vers un mouvement lent où un solo de violon avec beaucoup de crème du marimba intervient. Dans le troisième mouvement, c'est à nouveau le marimba qui joue le rôle principal avec un orchestre en parfait équilibre en accompagnement. Le concerto rappelle par moments une ou autre partie d'un concerto pour piano de Rachmaninov si tu veux.

La troisième œuvre du CD commence de manière quelque peu avant-gardiste pour ensuite, par un revirement, se tourner dans le deuxième mouvement lent vers une mélodie compréhensible de couleur plus sombre. De bas accords de piano forts renforcent la tension. Un véritable sentiment sous-marin est créé dans le deuxième mouvement, oui, tu entends les dauphins claquer et crier. Est-ce que cette musique est vraiment leur langage ? Non, mais leurs sons ont quand même été une forte source d'inspiration pour cette œuvre peu ordinaire, tu l'entends aussi dans le troisième mouvement où on peut supposer qu'il s'agit d'un jeu violent d'un troupeau de dauphins en plein océan. Pour cette composition ? Marimba Concerto – The Crossed Sonar of Dolphins, signe Takatomi Nobunaga (1971°).

La qualité d'enregistrement est une représentation de ce que tu expérimenterais dans une salle. Elle préserve la réverbération, comme tu l'écouterais dans une salle. Cela crée un véritable effet naturel. Un choix judicieux.

Celui qui aime parfois quelque chose de différent et veut découvrir le marimba comme instrument de concert à part entière se procure avec ce CD une référence très solide.


  • QUOI : CD Fumito Nunoya plays marimba concertos
  • QUI : Fumito Nunoya – marimba, Benyamin Nuss – piano, Johannes Schaefli – dirigent, c
  • ÉDITION : Oehms Classics OC1891[embed]https://www.youtube.com/watch?v=Gv_5N-WkYIc[/embed]
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