Aller au contenu
Traduit automatiquement · original
Critiques

Zomeropera Alden Biezen: La storia di Gianni Schicchi

V
· 4 min de lecture
Partager cet article
Zomeropera Alden Biezen: La storia di Gianni Schicchi

'Gianni Schicchi' est un opéra comique en un acte de Giacomo Puccini, livret de Giovacchino Forzano, basé sur un passage du dixième chant de l'Inferno de Dante Alighieri et fait partie d'un triptyque. La première mondiale a eu lieu il y a 105 ans au Metroplitan à New York.

Cet opéra est de durée assez courte. Le metteur en scène, et aussi acteur principal Damon Nestor Ploumis, a tiré un tour supplémentaire de son chapeau pour en faire un spectacle d'une soirée complète. Une compagnie d'opéra itinérante fait son apparition. La scène est quasi vide à l'exception de deux tables, quelques tabourets, un immense coffre et armoire et deux paravents. Au centre est assis une figure plus âgée profondément endormie. Lorsque l'orchestre, sous la direction du chef Federico Santi, commence, il se réveille en sursaut. Il fait silence, révèle son identité : Dante en personne. Il présente ses compagnons de voyage avec des textes de liaison évocateurs et les fait briller. Les sopranos Tineke Van Ingelgem et Karen Vermeiren croisent symboliquement les épées dans 'Viva resti servita'' de Le Nozze di Figaro de Mozart. Il y a aussi 'Amor ti vieta'' de l'opéra Fedora par le ténor Adrian Autard. Particulièrement beau était le 'Sextet' de Lucia di Lammermoor de Donizetti dans lequel la belle voix du baryton Koen Van Agtmael se distingue. 'Cheti, cheti'' de Don Pasquale de Donizetti exige de Damon Nestor Ploumis et Kyle Bejnerowicz un exploit punitif et virtuose d'articulation. La soprano Karin Vermeiren enchante le public avec l'aria expressive 'O Patria mia' de Aïda de Verdi avec d'impressionnantes notes en guirlandes. Un prélude témoignant d'une richesse musicale dans laquelle des mondes musicaux fascinants ont été explorés.

Fluidité, machinations.

Ensuite, le décor extrêmement sobre subit une métamorphose en tirant quelques panneaux et devient un intérieur coloré et chaleureux, beau travail du décorateur Marnix Baert. Les costumes de Hanne Geerts complètent l'esprit de l'époque.

Les membres de la famille hypocrites qui viennent faire un dernier adieu au défunt Buoso Doaniti, un riche marchand, se rangent comme des pilleurs de tombes autour de son lit de mort. Pleurer et feindre le chagrin au superlatif. La forme classique de la réalité narrative et imaginée.

Par la garde extérieure, ils apprennent que leur riche oncle a légué tous ses biens à un monastère voisin. Grande consternation ! Sa plus proche famille se retrouve pratiquement devant un fait accompli. Commence alors la chasse à la fortune. D'abord et avant tout la recherche du testament. Il s'y avère que leur plus grande crainte est confirmée ! Le jeune Rinuccio, neveu de Buoso et amoureux de Lauretta, propose de contacter son père. Gianni Schicchi, connu dans toute Florence pour son ingéniosité et son humour, est appelé en hâte par les membres de la famille Buoso Donati pour qu'il trouve un moyen ingénieux de les sortir d'une situation malheureuse. Au début, Schicchi refuse de les aider en raison de l'attitude méprisante que la famille Donati, de l'aristocratie florentine, avait envers lui, un homme des « nouveaux riches ». Mais les prières de sa fille Lauretta interprétée par une Emma Posman piquante (le célèbre air 'O mio banbino caro'), amoureuse de Rinuccio, le jeune neveu de Buoso Donati, le forcent à transformer son non en oui et à élaborer un plan. Pour plaire à sa fille, Gianni Schicchi cède.

Avidement, les héritiers lui confient tour à tour la part de l'héritage qu'ils veulent. Dans la mise en scène, il aurait pu y avoir plus d'inventivité et de punch. Les actions dégénèrent en clichés. Courir en rangées les uns derrière les autres, se heurter. La folie avec un cadavre qu'on fourre dans l'armoire, Schicchi qui fait dresser un nouveau testament au notaire et qui finalement empoche toute l'héritage…

L'ensemble est un peu usé, manque d'esprit. Le cadre est unique, la musique sonne merveilleusement, on chante bien, les acteurs font ce qu'on attend d'eux mais l'ensemble manque de bravade. 'La storia di Gianni Schicchi' est une donnée amusante et nuancée dont on peut en tirer davantage de manière ludique. Le travail d'ensemble en tant qu'art de groupe généreux est un point positif. Avec un metteur en scène qui attire aussi le rôle principal vers lui, l'équilibre est perdu et j'en suis resté un peu sur ma faim.

Peut-être suis-je trop critique, le public a en tout cas réagi avec enthousiasme.

QUOI : Opéra d'été Alden Biezen - première 'La storia di Gianni Schicchi', G. Puccini

OÙ : Alden Biezen

QUAND : vendredi 26 mai

Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont relus avant leur publication.

FR