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Dimanche de la journée du Festival Walden pleine de musique classique et non-classique « sur l'herbe »

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· 4 min de lecture
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Dimanche de la journée du Festival Walden pleine de musique classique et non-classique « sur l'herbe »

Dimanche a été un Waldendag plus sec sur le terrain du festival et ses environs. Cette fois, c'est The Young Brussels Philharmonic qui a ouvert le bal. Et ce sont tous des jeunes musiciens, en chemises blanches ou en corsages. Et avec aussi un jeune chef, Wouter Versavel. Une suite de Debussy et celle-ci, peut-être sa meilleure, la Symphonie Jupiter de Mozart. Les orchestraux sonnent certainement déjà bien, mais pas encore aussi brillamment que les grands frères et sœurs. Young Philhamonic est un projet très avant-gardiste de Brussels Philharmonic.

Un pianiste plus que doué avec Schubert.

[caption id="attachment_50632" align="alignleft" width="300"] Pavel Kolesnikov © Eva Vermandel[/caption]

Le pianiste Pavel Kolesnikov est l'attraction suivante. Il faut se rendre dans un autre lieu. Le festival Walden est en effet aussi un festival de promenade, de concert en concert. Et ce autre lieu est une attraction en soi : la magnifiquement rénovée bibliothèque Solvay de 1902, l'une des nombreuses attractions du parc Léopold. Ce pianiste russe a la réputation d'être un poète. Et il présente quatre des huit impromptus de ce autre poète musical, Franz Schubert. De courts morceaux enchaînés de notes, des improvisations écrites en réalité comme peut-être beaucoup de compositions ont vu le jour. De joli musique de chambre mais pas immédiatement adaptée à la résonance dans cette salle architecturalement éclectique. Trop d'écho dans cette haute salle avec son armature de toit métallique, ses galeries de circulation et ses balustrades. Mais le déroulement de ces partitions reste un plaisir à entendre. Avec bien sûr ce deuxième impromptu surconnu et surémotif, plein de simplicité plutôt que d'excès pianistique. Et toujours émouvant à mes yeux. Les troisième et quatrième impromptus sont plus gais et avec un tempo plus joyeux et plus rapide. Et tout cela joué parfaitement et avec une légèreté indicible. Quelle virtuosité du pianiste et quelle inventivité du compositeur. Un point culminant du week-end du festival.

Dans un monde très différent si vous retournez à la scène principale lors de votre promenade dans le festival. De la plus pure musique d'Europe de l'Ouest, vous vous retrouvez dans un amalgame de sons et d'instruments produits par l'Aleph Quintet bruxellois avec un mélange de piano jazzy, de percussions rythmiques, de 'oud' arabe et de violon swing soutenu par une 'basse claquée'.

Encore une fois un Collegium Vocale inégalé

Ensuite, nous plongeons dans la Renaissance pour la polyphonie espagnole. L'Officium defunctorum de 1605 de Tomás Luis de Victoria par six vocalistes du Collegium Vocale. Nous nous promenons pour cela un peu plus loin vers la magnifiquement restaurée église néogothique Viale. Et nous jouissons de la sobriété minimaliste avec laquelle Philippe Herreweghe dirige ses chanteurs et bien plus encore de leurs voix pures. Absolument stupéfiant ce qu'un chanteur entraîné peut faire avec une voix. Tenir une note, une mélodie et pouvoir la suivre, puis pouvoir écouter polyphoniquement, c'est un vrai plaisir.

[caption id="attachment_50633" align="alignleft" width="300"] Collegium Vocale sous la direction de Philippe Herreweghe (photo Roger Creyf)[/caption]

On entendait ensuite une autre musique vocale sur la scène principale. Une musique de son propre sol avec la jeune auteure-compositrice-interprète gantoise Meskerem Mees et sa violoncelliste Frederik Daelemans. C'étaient des chansons intimes, sa marque de fabrique. Et bien sûr, un public enthousiaste a entendu aussi 'Joe', son tube de son single de débuts.

Assister à tous les concerts s'avère pas facile, en fait impossible. Il faut choisir et nous avons choisi un autre lieu, The Garden du musée Wiertz. Nous y avons rencontré deux « Jeunes Vingtaines », de la série Klara portant ce nom. Airboxes s'appelle le concert avec deux accordéonistes : Bert Leemans avec un accordéon chromatique et Guus Herremans avec une cornemuse diatonique. Ils composent et jouent ensemble depuis déjà six ans. Au grand plaisir des spectateurs, ils ont apporté dans le kiosque du jardin de nombreuses gigues et bourrées dansantes. Jolie découverte, ce duo !

Un enthousiasme palestinien contagieux

Et pour l'avant-dernier concert, nous sommes retournés à la grande tente. Mais maintenant pour de la vraie musique non-occidentale du Trio Joubran. Trois frères de la ville nord-palestinienne de Nazareth, tous trois anciens joueurs, avec chacun ses propres compositions, soutenus par deux

[caption id="attachment_50634" align="alignright" width="300"] Trio Joubran avec le violoncelliste Valentin Mussou et la percussion Youssef Hbeisch et Habib Mefttah. (photo Roger Creyf)[/caption]

brillants percussionnistes et un violoncelliste français, aussi rompu à la tradition arabe. Mais cette tradition ne s'arrête pas non plus et est soumise à tout ce qui bouge musicalement dans ce monde. Avec son enthousiasme contagieux, le leader Samir Joubran a emmené toute la tente dans un chant collectif d'une chanson classique d'Orient. Le jeu d'ensemble des trois frères sur leur instrument à cordes, (les trois 'ouds' ont tous été construits par Wissam Joubran !) était tout simplement grandiose.

Ce spectacle exaltant contrastait vivement avec peut-être un événement final un peu trop éthéré de la chanteuse estonienne Mari Kalkun. De poétique à expérimental, cette performance était également un bain dans l'atmosphère fraîche et merveilleusement décontractée de tout le Waldenfestival : « When I hear music I feel no danger ». Même pas dans la salle Dino du Musée des sciences naturelles à proximité, où elle a chanté.

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