« La recherche qui a abouti à Tranen van Brabant révèle un trésor de répertoire jusqu'à présent inconnu. Ces pièces redécouvertes changent la perspective sur la vie musicale néerlandaise aux 17e et 18e siècles. Il existe tellement d'œuvres de haut niveau qui sont à peine ou jamais jouées. Nous avons été touchés par l'unicité et la puissance évocatrice de ce répertoire particulier. »
— Judith et Tineke Steenbrink.
Inspiration de la vie claustrale
La recherche qui a mené au vaste projet Brabant 1653 a inspiré Tineke et Judith Steenbrink à approfondir leur étude du répertoire brabançon du 17e siècle. Cette nouvelle quête les a menées via des ventes aux enchères et des antiquaires à quarante anciens livres de musique liturgique des 17e et 18e siècles, chacun contenant entre 400 et 900 pages, provenant de cloîtres en Brabant septentrional. Il s'agit d'une collection de Graduales, d'Antiphonales, de Processionnaires et de Vespérales néerlandais/brabançons ; différents livres contenant des chants grégoriens pour toutes sortes d'occasions. Cette collection constitue la base de la recherche la plus récente de Tineke et Judith Steenbrink, qui aboutit au programme suivant Tranen van Brabant.Le style brabançon
Tineke Steenbrink : « En découvrant ce répertoire, nous avons commencé à reconnaître l'unicité du style brabançon. Verrijt, Rosier, Hollanders et bien sûr Benedictus à Sancto Josepho ont une manière unique d'exprimer le texte. Pas de manière trop dramatique ou excessive, mais fortement émotionnelle. C'est un style reconnaissable qui est très expressif. On l'entend dans tous les motets. Cette musique se caractérise par une pure dévotion et en même temps par une légère ludique. » La découverte des livres a soulevé initialement de nombreuses questions. À quoi servaient un Processionnaire ou un Antiphonale ? Quelles étaient les traditions lors des innombrables fêtes et saints ? Comment sonnait ce Grégorien : monodique avec accompagnement d'orgue, comme décrit dans les introductions, dans un style baroque avec des harmonies, des trilles et des cadences ?
Voix féminines
Dans ce programme, Holland Baroque a opté pour une formation de chœur féminin, comme celui qui aurait pu résonner par exemple dans les couvents des Clarisses à Megen, des Carmélites à Boxmeer et des sœurs de Maria Refugie à Uden. Dans les églises et les cloîtres catholiques, les voix des femmes et des hommes n'étaient pas mélangées. Comme on peut le lire dans la préface des Graduales des 17e et 18e siècles : « Comme le chœur des femmes et des hommes est maintenu dans le chant ; Cela ne doit pas s'infiltrer dans le chœur des hommes dans celui des femmes » (Graduale 1763 Amstelodammi T. Crajenschot) Selon des musicologues comme Frans Jespers, nous pouvons supposer qu'il y avait aussi du chant polyphonique. Même dans les Graduales, on trouve des arrangements polyphoniques de chants latins. Alors que les protestants, certains jusqu'à aujourd'hui, ont continué à se tenir au chant de psaumes et de chants monodiques, les catholiques aimaient chanter en polyphonie. À la fois à la maison et à l'église.Un style grégorien baroque entièrement unique
Tineke Steenbrink : « Tranen van Brabant nous montre que le Brabant avait sa propre façon d'exécuter le grégorien baroque. Benedictus à Sancto Josepho y a joué un rôle central. Cartographier votre propre paysage musical est incroyablement passionnant. » Judith Steenbrink : « Après le premier programme autour des compositeurs brabançons, Brabant 1653, nous voyons que ce répertoire également jamais joué auparavant est à nouveau d'un très haut niveau. La richesse de la partition de par exemple la Missa pro defunctis indique qu'il y avait une énorme activité musicale. À la fois vocale et instrumentale. Une véritable découverte musicale ». »Lieux de représentation
Amsterdam - ven 24 mars Leeuwarden - sam 25 mars Vries - dim 26 mars Helmond - mer 29 mars Cuijk - dim 2 avril Utrecht - mar 4 avril
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