Aller au contenu
Traduit automatiquement · original
Critiques

Lust et Amour chez Robert et Clara

L
· 3 min de lecture
Partager cet article
Lust et Amour chez Robert et Clara

***** Encore une critique de cd Schumann ? Pourquoi pas, d'autant plus que Clara y est aussi combinée avec l'œuvre de son mari Robert, car toute l'attention que la compositrice reçoit à l'occasion de son deux-centième anniversaire est justifiée !

Seulement cinq mélodies de sa composition sont chantées, mais elles sont toutes des petits joyaux de l'art de la mélodie. O Lust, O Lust, une mélodie de caractère populaire, m'a inspiré pour le titre de cet article. Le texte est du poète à peine connu Hermann Rollet, dont Jucunde Clara a composé six mélodies en 1853. Rollett était en réalité pharmacien mais aussi poète et son intérêt pour la musique l'a mis à plusieurs reprises en contact avec Ludwig van Beethoven. Les autres mélodies sont sur des textes de fournisseurs de textes familiers comme Heinrich Heine et Friedrich Rückert. Le ténor Kyle Stegall adapte sa voix aux humeurs changeantes : du dramatique haletant (Die Lorelei) au lyriquement tendre (Liebst du um Schönheit) et mélancolique (Ich stand in dunklen Träumen). Il montre que Clara Schumann maîtrise tout le spectre de la mélodie romantique. Ainsi, chaque rencontre avec son art de la mélodie fait réaliser qu'elle n'a rien à envier à ses collègues masculins contemporains.

Deux fois Liederkreis

De Robert Schumann, nous sont présentées les deux versions Liederkreis. Le Liederkreis op 39 sur les poèmes de Joseph von Eichendorff exprime un sentiment de bonheur intense avec la peur sous-jacente de sa perte possible, du côté sombre qui évoluera plus tard vers l'enfer spirituel de Schumann. Kyle Stegall réussit admirablement à exprimer les thèmes divers : l'aliénation, le mystère nocturne, la menace, le souvenir et la rêverie prophétique dans l'intonation de sa belle voix de ténor claire. La mélancolie extrême, il la place dans la mélodie anxieuse Auf einer Burg, où la monotonie du pianoforte accentue encore la peur du triste chevalier. Une belle interprétation du cycle avec une splendide apothéose dans Frühlingsnacht. Comme une douce cascade, le piano exulte, la nature est tout joie, le dernier vers est un triomphant « Sie ist dein ». Le ton parfois amer de Heine dans l'op. 24 est abordé sans problème par le duo Stegall-Zivian. La mélodie la plus célèbre Mit Myrten und Rosen fournit le titre du cd.

La voix de Kyle Stegall est claire et légèrement nasale, il a une diction distincte et ose varier les accents et les tempi au service de l'atmosphère de la mélodie. Je ne suis pas surpris qu'il ait été guidé pour le répertoire de mélodie par des chanteurs comme Christoph Prégardien et Ian Bostridge et des pianistes comme Malcolm Martineau et Julius Drake. Cela s'entend ! Ajoutez à cela qu'Eric Zivian joue un pianoforte au son délicieusement doux – un instrument viennois de 1841 – et ce cd est un exemple parfait de la façon dont on peut se laisser agréablement surprendre par la découverte de musiciens qui ne font (pas encore) partie de vos favoris. Bien sûr, guidé par un répertoire dont un mélodiste n'aura jamais assez.


  • QUOI : Myrtle and Rose. Songs by Clara and Robert Schumann
  • QUI : Kyle Stegall (ténor) et Eric Zivian (fortepiano)
  • ÉDITION : Avie AV2407[embed]https://www.youtube.com/watch?v=HRWe84J763M&list=OLAK5uy_lSOC0OzXHq-CEqcQmiGPIrkFSMARKe0G4&index=3&t=0s[/embed]
Partager cet article

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant. Soyez le premier à réagir.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont relus avant leur publication.

FR