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À travers Hambourg avec le mandoline

H
· 3 min de lecture
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À travers Hambourg avec le mandoline

À l'aide du mandoline, Florian Klaus Rumpf montre la diversité musicale de sa ville natale Hambourg. Après trois ans de travail, Rumpf a décidé de la forme définitive du programme. Via le financement participatif sur Kickstarter, il a pu réaliser son projet. Le résultat est surprenant et explore les limites de ce qui est possible sur un mandoline.

Florian Klaus Rumpf a choisi de sonoriser musicalement Hambourg. Il ne l'a pas fait en jouant de la musique de compositeurs de sa ville natale. Au lieu de cela, il a sélectionné de la musique qu'il associait à certaines scènes ou lieux de la ville. Ses choix ont été expliqués dans le livret du programme. Avec ce cd comme guide, tu traverses la ville à pied…

L'album s'ouvre gaiement avec un café du matin à Binnenalster, un lac au centre d'Hambourg. Avec les accords vivants de Sazanami Gazelle [track 01], la ville animée prend vie. Cette première œuvre est du mandoliniste et compositeur japonais Keizo Ishibashi (°1983). Dès le premier morceau, Rumpf souligne ses choix internationaux.

Après une promenade le long du lac, un doux allegro sonore le Hamburger Rathaus, un imposant bâtiment néorenaissance. Pour cela, Rumpf a créé son propre arrangement de Allegro in D Major, WK 198 [track 02] du compositeur allemand Carl Friedrich Abel (1723-1787). Cette œuvre a été écrite à l'origine pour viola da gamba mais sur ce cd, elle sonne sur un mandoline baroque. Outre un contraste stylistique entre Ishibashi et Abel, Rumpf crée un contraste de timbre en changeant d'instrument. Avec seulement deux morceaux, il réussit à montrer le caractère polyvalent de la famille des mandolines et le voyage ne fait que commencer…

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Dans Julie-O [track 03] du compositeur contemporain Mark Summer (°1958) nous explorons le marché aux poissons et ensuite suit le romantique Preludio No. 16, Op. 152 [track 04] de Raffaele Calace (1863-1934). Aux côtés des œuvres colorées, Rumpf reflète également l'histoire sombre d'Hambourg dans son choix de musique. Avec les trois parties Remembrance, (op.12, 25 & 26) de Masataka Hori (°1985) Rumpf revient sur le passé nazi.

Rumpf intègre également deux de ses propres compositions : l'humoristique Irish Stew [track 09] et la rêveuse Schlaflied [track 12] qu'il a écrite à l'origine pour son grand-père. La tournée musicale conclut à la Reeperbahn avec My Lady Jazz [track 12] d'Albert John Weidt (1866-1945). Avec les notes swing de cette œuvre, la vie nocturne prend vie et la journée est terminée.

L'idée de ce guide musical de voyage est une idée rafraîchissante. Grâce à une sélection musicale diversifiée avec différents timbres, rythmes et émotions, Hambourg prend vie. Les associations musicales de Rumpf sont uniques et surprenantes. Ainsi, il explore la corde ré de son mandoline octave dans Diferencias [track 07] de Victor Kioulaphides (°1961) et cette exploration lui fait penser à une promenade à travers le Sint-Pauli-Elbtunnel. Dans le livret qui l'accompagne, il enrichit ses choix musicaux avec ses connaissances historiques de la ville. Le résultat est une idée réussie et une exécution réussie.



3.6/5


  • QUI : Florian Klaus Rumpf [mandoline]
  • QUOI : A Mandolin's Guide to Hamburg
  • ÉDITION : Ars Produktion ARS38346
  • COMMANDER : JPC
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